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Restaurant (V)ivre Canal Saint Martin - 60, rue de Lancry 75010 Paris
Tél : 01 42 40 73 38

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  • Gentillesse de Gouts et Passions - Aout 2018
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Gentillesse de Gouts et Passions 


Un bistrot parisien délicat et savoureux – Autant l’avouer d’emblée, nous connaissons peu l’Est parisien et nous le pratiquons guère. Seule exception à cela, la fréquentation du branché et romantique Canal Saint-Martin qui, avec ses ponts mignons et ses écluses verdoyantes, fait penser à un petit Amsterdam ou Venise en plein coeur de Paris. Moultes cafés et restaurants ont renforcé sa réputation justifiée de bel endoit pour se détendre et flâner dans l’Est de Paris. Parmi toutes ces propositions, il est parfois difficile de choisir, aussi lorsqu’Anne Anfrol, émérite agente gastronomique parisienne nous propose d’y réaliser l’essai de table de la dernière création de la fille du grand chef français Guy Savoy, nous n’hésitons pas, nous sommes alléchés par cette belle promesse qui nous est faite, en digne et sincère héritage d’une filiation paternelle mondialement reconnue.

 

Nous nous rendons donc en ce chaud jour de juillet près du rafraîchissant Canal Saint-Martin, déjà vidé des parisiens en vacances et remplis des touristes de passage, pour découvrir un lieu de restauration authentique, rénové avec charme et attention, fièrement établi rue de Lancry, nouvel et second opus des restaurants (V)ivre, qui compte déjà son grand frère à succès à Opéra.

 

Depuis le 1er juillet 2018, le restaurant (V)ivre bis repetita reçoit avec bonté et simplicité les joyeux convives souhaitant (re)découvrir une cuisine française inspirée des traditions tout en donnant libre cours à des plats stylisés à la sauce moderne. (V)ivre Canal Saint-Martin est un écrin au goût de bistrot parisien résolument innovant tout en provenant de l’excellence des traditions gastronomiques françaises, Caroline Savoy, fille du chef Guy Savoy, a été à la meilleure école qu’il soit.

 

Les lieux animés nous révèlent tout le charme du bistrot parisien rêvé: de belles banquettes tout cuir (réalisées par des artisans français), des tables rétro attrayantes, de jolis couverts de la maison Thiers, des faiences et des bois chaleureux. (V)ivre fait la part belle à la convivialité, à l’accueil irréprochable et à la gentillesse spontanée qui est aussi une signature de la maison. A l’instar de sa gouvernante-amirale et amicale Caroline Savoy, qui nous reçoit tout sourire ce jour-là, elle qui veille à l’excellence de chacune de ses tables aux côtés de son mari Bruno Blain, originaire du terroir de Sancerre. Autant dire qu’avec ce duo de choc, nous sommes assurés d’être rassasiés du meilleur de la cuisine française, en alliance avec une très grande cave puisque la maison ne compte pas moins de 150 références en ce lieu, ce qui constitue un petit exploit.

 

Caroline nous compte sa passion vive qui l’a amenée à imaginer cet endroit buccolique et gastronomique, faisant fruit d’une cuisine régressive qui sent bon les petits plats de nos grands-mères. L’originalité différenciée de cette table remarquée est que chaque plat, évoquant les archi-traditionnelles et mythiques plats de grande cuisine française, sont totalement revisités, au point que leur présentation est unique, atypique, modernisée, ce bistrot mignon et trendy n’a rien à envier à de grandes tables parisiennes. On aime ce lieu reposant et calme en ce midi de juillet. Les banquettes de cuir ocre tranchent avec les murs bleu turquoise, les boiseries, la belle vaisselle et le service attentionné concourent à une belle dégustation de mets raffinés. Confortablement assis sur ces douces banquettes, nous admirons le beau bar, le serveur élégant qui s’affaire ou encore la rue passante attenante qui sont la manifestation de ce cadre parisien si typique de cet agréable quartier.

 

Nous sommes ainsi ravis et surpris au service de chacun des plats, qui nous donnent les très exactes saveurs des recettes françaises d’antan, mais qui n’ont aucunement l’aspect de ce que nous connaissons usuellement. C’est ainsi que nous nous laissons tenter en entrée par une langue de veau qui aura la saveur reconnue du plat de notre arrière-grand-mère (un must revival personnel) mais qui est présenté à la façon d’un étoilé. C’est très inattendu et cela marque la grande originalité de la maison. Ainsi, Caroline Savoy vient d’inventer la cuisine moléculaire bistrologique française !

 

La carte est riche de créativité et de diversité. Deux menus sont proposés, Prenons le temps de (V)ivre et (V)ivre intensément (six services dont un sous-menu comprenant les accords mets-vins finement sélectionnés par Bruno). Le temps de parcourir avec envie cette longue liste de ces plats bien connus, nous sommes servis d’un amuse-bouche qui annonce la couleur: un délicat chorizo, curry et moules, avec sa crème onctueuse et délicate, augurant de fines réjouissances gustatives.

 

On aime chez Caroline sa bonne humeur communicative et sa passion partagée des bonnes choses et du bon goût. Elle parle avec ferveur de ses plats comme des enfants à cajoler, de ses vins comme des pépites succulentes, elle a les étoiles dans les yeux à chaque évocation de son ambition de restauratrice. Autant d’énergie positive au service du plaisir gustatif d’autrui fait plaisir à voir. C’est une onde charmante que l’on sent dans ce lieu, conçu avec douceur et délicatesse. Cela se voit dans les toutes petites attentions que nous reçevons, ne serait-ce que dans le choix qualitatif de tous ces producteurs français qui sont fièrement inscrits sur la carte. Ainsi, les fromages viennent des producteurs Blain/Bailly dans le Cher, de la ferme Bertinet à Picherande, de la Ferme Ris en Auvergne ou encore les épices malgaches de Jean-François. Il est certain que Caroline tient de son illustre père toutes les meilleurs adresses de France et d’ailleurs pour nous faire découvrir des ingrédients d’exception. Nous le constatons à chaque bouchée: c’est un délice renouvelé, comme une Madeleine de Proust, de redécouvrir les douces saveurs de notre tendre enfance.

 

Nos entrées donneront lieu à un pélerinage sensoriel dans nos souvenirs gastronomiques d’enfance: une langue de veau ou plutôt un carpaccio de langue de veau finement enroulée comme un joli gâteau, avec ses billes de fromage frais et échalottes au vin rouge, vieille mimolette, roquette et vinaigrette aux câpres. Une exécution parfaite et réjouissante du chef Julien Didier. Notre invitée célèbrera l’été avec un plat frais, à savoir un gaspacho de concombres, crème de chèvre à la menthe et harenga. Un plat coloré et vif, agrémenté de jolies fleurs comestibles, qui égaye d’emblée notre appétit. Notre choix aurait pu se porter également sur le coquillage du moment avec son bouillon de pommes et purée de céleri, un retour de pêche des côtes normandes (du pêcheur Miko Esrouf), les légumes étant issus du jardin d’Elise et Thierry Riant des Yvelines.

 

Les plats proposés salueront les grands traditionnels de la cuisine française que tout un chacun connaît. Le Plat du jour peut être alterné avec la Cocotte du moment, telle un pot au feu (paleron de boeuf complet), blanquette de veau (avec riz vénéré et riz rouge), une bouillabaisse (poissons de roche pochés) ou encore des rognons flambés au calvados et glacés au miel (avec sa purée de patate douce). Que de gourmandises annoncées pour les bons (Vi)vants qui auront toutes les satisfactions à cette bonne nouvelle adresse.

 

Les plats à la carte expriment la haute recherche de la cuisine de ce restaurant qui est bien plus qu’un simple bistrot, pour preuve, cette poitrine d’agneau fondante, noisettes torréfiées, polenta croustillante et sa piperade, ce lieu jaune de ligne rôti et poudre de maquereau, spaghetti de légumes de saison et sa crème curcuma-ail. Satisfaisant les vegans ou les allergiques au gluten, un plat spécial est proposé, agrémenté chaque jour sur demande. Pour les grands mangeurs, on relèvera une côte de bœuf pour deux et son jus au vin rouge, accompagnée du gratin dauphinois à la façon des Savoy (originaires du Daupiné). Tant de saveurs si françaises retrouvées dans nos assiettes, tout en modifiant l’aspect hautement stylisé. Cela créé la surprise, par un décallage de nos sens et cette expérience nouvelle à elle seule vaut le détour.

 

La carte des vins est impressionnante et on apprécie de pouvoir déguster chacune des rares trouvailles de Caroline et de Bruno au verre, permettant d’associer avec précision et équilibre chaque plat avec le vin idéal. Côté blanc, un 2016 AOC Sancerre Flores de Vincent Pinard, suivi d’un 2015 Bourgogne Chardonnais de François Carillon sastiferont notre prédilection. Caroline, aux petits soins pour nous, est également ravie de présenter un 2017 Petit Chablis Sycomore du Domaine Louis et Catherine Poitout ou encore un 2016 Alsace Sylvaner Vieilles Vignes du Domaine André Ostertag. Les rouges en accompagnement de nos viandes donneront libre cours au 2011 Côtes du Rhône Le Grand Saint Paul du Domaine Biscarelle ou au 2015 Chateau Moulin à Vent, un Beaujolais réussi ou enfin à un 2013 Portugal Doc Douro de Roquette et Cazes, l’un de ses préférés. Les champagnes sont aussi à l’honneur avec le champagne Brut Majeur Ayala ou encore le Brut Prestige de Taittinger.

 

Caroline vit pour le vin et sa cuisine et cela se voit. On sent chez elle tout l’amour qu’elle porte à ses équipes, à ses plats concoctés avec délicatesse et elle sait donner à l’hospitalité française toutes ses couleurs et saveurs de noblesse. Caroline a du coeur et son sourire illumine notre déjeuner estival. Notre invitée venue de l’étranger découvrir Paris et sa gastronomie se réjouit de ce cadre so French et de cette cuisine si gustative typique de la France. Au dos de la carte, une reproduction couleur de la bande dessinée Astérix donne le ton du parti-pris en cuisine: une authentique cuisine franchouillarde qui sent bon les terroirs, avec ce zeste de modernité et de twist contemporain en plus.

 

Nos desserts sont issus des créations remarquées d’Alex Rochel, pâtissier au (V)ivre Opéra, lequel confectionne avec adresse des glaces artisanales ou encore ce fondant au chocolat que nous élirons de bon coeur, présenté avec originalité dans un bocal tradition. Des cafés de l’Arbre à Café, des tisanes de l’Amante Verte ou des thés de Gilles Brochard finiront en beauté ce parfait déjeuner.

 

(V)ivre Canal Saint Martin réjouit également ses invités chaque dimanche d’un brunch complet dont l’annonce avive notre appétit. Des jus de fruits frais accompagnent un chocolat chaud de la Maison Valhrona, des petits pains de la Maison Landemaine et des confitures Anatra. L’oeuf du jour, au plat, omelette ou brouillés précédera un plat tradition mais à la sauce (V)ivre: une saucisse au couteau, purée de pomme de terre et salade frisée, un jambon coquillettes au fromage, un poisson du jour poché et ses spaghettis, légumes de saison. Pour les plus grands appétits, le riz de veau snacké (un incontournable) et sa poélée du moment ou encore une côte de bœuf à partager, jus au vin rouge et son gratin. Un vrai brunch-déjeuuner complet qui résonne avec joie et succulentes découvertes agrémenté du plus beau cadre qu’il soit pour un brunch: le Canal Saint-Martin lui-même, lieu idéal de flânneries d’un dimanche après-midi. On ne pouvait imaginer une plus belle adresse pour découvrir l’Est parisien et sa gastronomie.

 

(V)ivre, un lieu où il fait bon vivre, nous a réjouit de ses succulentes créations gastronomiques. Nul doute qu’il est devenu notre adresse favorite du quartier. Nous aurons plaisir à y retrouver l’hospitalité chaleureuse de Caroline et le service particulièrement courtois et amical de cette nouvelle belle adresse, rendant hommage à une cuisine française d’excellence. Un lieu que nous affectionnons pour retrouver l’ambiance de bistrot parisien typique, un lieu où l’on se régale de la créativité passionnée de ses propriétaires émérites.

 

(V)ivre Canal Saint-Martin est devenu assurément notre belle adresse sur ce Canal parisien, lequel est à quelques mètres du restaurant. Nous finirons notre exploration des alentours par une déambulation amoureuse sur l’un des jolis ponts du Canal, un cadre idyllique et si parisien en cette belle journée d’été. Nos vifs remerciements s’adressent à Anne Anfrol, agent de presse gastronomique ainsi qu'à la ravissante Ekaterina Stepanova. Le restaurant (V)ivre Canal Saint Martin, une nouvelle adresse charmante et gastronomique établie avec brio et passion au 60, rue de Lancry 75010 Paris - www.restaurant-vivre.com –

 

Découvrir l'original ICI

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